Comparatif 2026

SAS vs SARL : quelle forme juridique choisir ?

La SAS offre une grande liberté statutaire et un régime social de salarié pour le dirigeant. La SARL est plus encadrée mais bénéficie de charges sociales allégées sur les dividendes. Découvrez quel statut correspond à votre projet entrepreneurial.

Chiffres clés 2026

SAS

Charges sociales dirigeant

~65% du brut

Dividendes

Flat tax 30%

Liberté statutaire

Totale

SARL

Charges sociales gérant

~45% du brut

Dividendes (>10% capital)

Cotisations SSI

Cadre juridique

Encadré par la loi

Statut social du dirigeant : salarié vs TNS

Le président de SAS relève du régime général de la Sécurité sociale (assimilé salarié). Il bénéficie d'une protection sociale complète : retraite du régime général, prévoyance, indemnités journalières. En contrepartie, les cotisations sociales représentent environ 65% du salaire brut, soit un coût employeur significatif.

Le gérant majoritaire de SARL est travailleur non salarié (TNS). Ses cotisations sociales sont plus faibles, autour de 45% du revenu, mais sa couverture est moindre : pas d'assurance chômage, retraite complémentaire limitée. Il devra souvent souscrire des contrats Madelin pour compléter sa protection.

En 2026, avec la réforme des retraites, le choix du statut social impacte directement le montant de votre future pension. Un président de SAS qui se verse 60 000€ brut annuel cotise environ 39 000€ de charges, contre 27 000€ pour un gérant de SARL au même revenu net.

Fiscalité des dividendes et stratégie de rémunération

En SAS, les dividendes sont soumis au PFU de 30% (12,8% d'IR + 17,2% de prélèvements sociaux) quel que soit le montant. C'est une flat tax simple et prévisible. Alternative : l'option au barème progressif avec abattement de 40%.

En SARL, les dividendes dépassant 10% du capital social + compte courant + primes d'émission sont soumis aux cotisations sociales SSI (~45%) au lieu des prélèvements sociaux (17,2%). Cela rend la distribution de dividendes nettement plus coûteuse au-delà de ce seuil.

La stratégie optimale en SARL est souvent de capitaliser ou de limiter les dividendes au seuil de 10%. En SAS, la souplesse permet d'arbitrer librement entre salaire et dividendes selon votre TMI. Pour un résultat distribuable de 100 000€, l'écart de fiscalité peut atteindre 15 000 à 20 000€.

Un montage courant : créer une holding en SAS détenant une SARL opérationnelle. Les dividendes remontent en quasi-franchise fiscale (régime mère-fille), puis sont distribués via la SAS avec la flat tax.

Gouvernance, cession et liberté statutaire

La SAS se distingue par une liberté statutaire quasi totale. Vous définissez librement les règles de gouvernance, les conditions de cession, les clauses d'agrément, de préemption ou d'inaliénabilité. C'est le véhicule privilégié pour accueillir des investisseurs ou organiser un pacte d'associés complexe.

La SARL est davantage encadrée par le Code de commerce. Les règles de majorité, de cession de parts et de gérance sont définies par la loi. La cession de parts à un tiers nécessite l'agrément de la majorité des associés. En contrepartie, cette rigidité protège les associés minoritaires.

Pour lever des fonds, la SAS est systématiquement préférée : émission d'actions de préférence, BSA, BSPCE (exonérés de charges sociales), stock-options. La SARL ne permet pas ces mécanismes d'intéressement essentiels pour attirer des talents dans une startup.

Tableau comparatif complet

Statut du dirigeant

SASAssimilé salarié (régime général)
SARLTNS (gérant majoritaire)

Charges sociales

SAS~65% du brut
SARL~45% du revenu

Dividendes

SASFlat tax 30% (PFU)
SARLCotisations SSI au-delà de 10% du capital

Liberté statutaire

SASTotale (statuts libres)
SARLEncadrée par la loi

Cession de titres

SASDroits 0,1% (plafonnés)
SARLDroits 3% (abattement 23 000€)

Levée de fonds

SASBSPCE, actions de préférence, BSA
SARLTrès limitée

Coût annuel moyen

SAS2 000-4 000€ (comptable + juridique)
SARL1 500-3 000€ (plus simple)

Quel choix pour quel profil ?

Choisir la SAS si...

  • Vous prévoyez de lever des fonds ou accueillir des investisseurs
  • Vous souhaitez une gouvernance sur mesure (pacte d'associés)
  • Vous privilégiez la protection sociale du régime général
  • Vous voulez distribuer des dividendes au-delà de 10% du capital
  • Vous envisagez des BSPCE pour attirer des talents

Choisir la SARL si...

  • Vous êtes seul ou en couple et cherchez à minimiser les charges sociales
  • Votre activité est stable et ne nécessite pas de levée de fonds
  • Vous préférez un cadre juridique protecteur et bien encadré
  • Votre rémunération est principalement en salaire (faibles dividendes)
  • Vous exercez une profession réglementée (SELARL possible)

La SAS est le choix par défaut en 2026 pour sa flexibilité et l'optimisation des dividendes. La SARL reste pertinente pour les activités simples avec un gérant majoritaire souhaitant minimiser ses charges sociales globales.

Notre verdict

La SAS domine en 2026 grâce à sa liberté statutaire et sa fiscalité avantageuse sur les dividendes. La SARL reste le bon choix pour un gérant majoritaire qui se rémunère principalement en salaire et veut des charges sociales réduites. Dans tous les cas, faites-vous accompagner pour optimiser le mix rémunération/dividendes.

FAQ

Questions fréquemment posées

La SAS offre plus de liberté statutaire et un statut salarié pour le dirigeant. La SARL est plus encadrée avec un gérant TNS aux charges sociales réduites.

Besoin d'aide pour choisir votre statut juridique ?

Nos conseillers en gestion de patrimoine analysent votre situation et vous recommandent la structure optimale.

Simulation gratuite